Demain, je vais à l’université

Je ne peux que me réjouir du 800$ que j’ai investi pour un cours universitaire ou j’apprends que le professeur possède un animal extraordinaire, unique et sensoriel. Vous l’avez sûrement sur le bout de vos lèvres, ces lèvres qui depuis votre tendre enfance se dépose avec parfois délicatesse ou plutôt, promptement sur une glace à la vanille fraîchement trempée dans le chocolat au lait de votre crèmerie favorite. C’est  effectivement de l’animal chat-chien dont je parle. Ce flamboyant félin qui écoute avec passion et loyauté toute les demandes les plus incroyables les unes que les autres. Le chat-chien est simplement la race supérieure, car elle existe seulement dans l’imaginaire de leur propriétaire.

Utopie de jeunesse

Aujourd’hui, j’ai décidé d’écrire un texte d’un tout autre acabit.

 

‘’Business at the front and party at the back’’

Je me rappelle encore la journée ou je voulais ressembler à un homme, un vrai. Un mâle alpha au volant de sa rutilante Honda CRX manuelle, deux portes, toit ouvrant, de 1.6L carburant à la testostérone pure avec ses 108 cheveux vapeur à 6000 tours par minute.

Sur le siège arrière, se vautre un grand sac de couleur bleu royal, orné d’une scintillante fermeture éclair de couleur or qui rehaussent ainsi la caractéristique mâle de la voiture. De manière intrinsèque, il dégage une forte odeur rancie d’articles de sports achetés usagés à l’aide du canal télévisuel spécialisé dans la vente auprès des particuliers. Je nomme ici la défunte chaîne T.V achat.

Chaque soir de ma jeunesse, je rêvait à ce jour, ce jour où les cheveux de mon arrière crâne caresseraient enfin ma nuque pendant que ceux de l’avant, court, se dresseraient avec fierté à l’aide d’un coup de spray nuisible pour la couche d’ozone. Le même jour où j’embrayerais de façon sportive en 3ème vitesse le bolide de mes rêves afin de laisser la brise entrer par le toit ouvrant, lui laissant ainsi l’opportunité de titiller ma crinière de champion de balle-molle.

Par chance, j’ai pris une autre direction.

La majestueuse montée

Plus j’écris de l’ennuie, plus je m’envie, car dans la vie, si je ne suis pas au fond du baril je ne sais pas où je suis.

Dans mon non-sens, j’y retrouve réconfort et une joie de vivre digne d’une chorégraphie de danse d’un film indien. Les gens sourient, les flocons de bonheur multicolores surgissent aussi puissamment que la majestuosité qui entre dans ma rétine et qui coule à flot de toutes ces larmes salées de délice via cet enchantement visuel. Je me prélasse devant ce spectacle, car je sais très bien que je ne peux l’apprécier autant que lorsque je suis en haut de l’échelle.

C’est pour cette raison que sur le bout de mon baril, j’y ai apposé un beau tremplin doré que j’ai dorloté d’un jet de peinture en canne sous pression résistante à l’oxydation, afin de préserver mes envies de rejaillir vers le fond quand je me sens en manque d’attention.

Réjouissance

Je me réjouis de la vie assis en rêvant ou encore, debout à attendre de me coucher pour enfin rêver de marcher.

La tête dans un bocal rempli d’eau, je cherche quelque chose qui respire par la voie buccale plutôt que branchiale. J’avance quand même, la preuve, l’autre jours je suis allé voter. Je fais quand même parti de la société.

Mon opinion compte, j’en suis fière, je l’impose partout où je peux. Je me crée une identité que je soulève haut et fort! Cela m’allège de l’angoisse de la performance qui me rattrape. Y’a pas à dire, l’engrenage social a trouvé la solution. Les conférences sur la gestion de l’angoisse face à la performance.

Brillantes et rafraîchissantes, elles sont une excellente idée car, cela crée de l’emplois dans le domaine entrepreneurial, hospitalier et ainsi que chez les fossoyeurs. Il faut bien que l’économie roule!

Peut-être

L’érosion grave des sillons dans la pierre.

Chez le commun des mortels, la justice gratte à peine l’ego de sa propre liberté.

C’est peut-être pour ça qu’une journée je me sens enjoué et que l’autre décapité. Chose que je sais, c’est que je jongle avec ma vie tout en apprenant à devenir jongleur. Si il n’y a pas de quoi avoir peur quand tu as un grand cœur, bien il y a de quoi avoir peur de la terreur qui se nourri de ce cœur. Je me dis souvent: ”part à l’aventure, part sur la démesure”. Par contre, je ne me pose pas la question de la direction que je veux prendre. La seule question que je me pose c’est : ” Est-ce que j’y vais en voiture?”

Liberté

La vague du bateau du riche éclabousse le pauvre sur le bord de la rive. La victimisation de la perception des classes laisse l’opportunité à nos attentes de nous riveter sur place. Pendant que nos objectifs s’éloignent tranquillement de nous, le désire de plaire et de réussir pour les autres nous engouffre à l’aveuglette vers la sensation d’une fausse liberté qui nous rassure.

Bref, le fait d’être recouvert de matière fécale devient confortable lorsque les gens autour de nous le sont aussi. Pourtant, pauvre ou riche, il n’y a pas d’importance. As-tu pris une douche, voilà la vrais question.