Liberté

Bonjour à vous, voici le premier texte que j’ai mis sur le blog. Il est maintenant sous forme de chanson. Bonne écoute!

La vague du bateau du riche éclabousse le pauvre sur le bord de la rive.

La victimisation de la perception des classes laisse l’opportunité

à nos attentes de nous riveter sur place.

Pendant que nos objectifs s’éloignent tranquillement de nous,

le désire de plaire et de réussir pour les autres nous engouffre

à l’aveuglette vers la sensation d’une fausse liberté

qui nous rassure.

Bref, le fait d’être recouvert de matière fécale devient confortable

lorsque les gens autour de nous le sont aussi.

Pourtant, pauvre ou riche, il n’y a pas d’importance. 

As-tu pris une douche, voilà la vraie question.

Histoire de sucre

Je n’en peux plus, je plonge la main dans ce petit sac fait à base de pétrole auquel je n’y voie aucun signe des flèches formant un triangle signifiant que le simple fait de le déposer dans le bac approprié fait de moi un héros environnemental.

J’en ressors avec rudesse et émotivité une poignée de douces friandises composées d’huile de palme, de tissus conjonctifs de porc, de sirop de glucose et d’éblouissante tartrazine provoquant le plus grand coït visuel de tous les temps. Le tout créé selon l’art de la chimie industrielle de l’ère moderne. Je porte à ma bouche ces jubilants calmants d’émotions refoulées à la même vitesse qu’un toboggan soutenant une famille hétéroclite du 21e siècle fauchant le Bonhomme lors des festivités du Carnaval de Québec.

Je m’empiffre tel un ignoble sarfe vivant seul au monde. Quand vais-je donc arrêter de manger ces délicieuses bouchées de bonheur temporaire fabriquées par des travailleurs assidus vérifiant avec amour la qualité de chacun de ses petits plaisirs faits à la chaîne mécaniquement dans un environnement aseptisé selon les normes sanitaires en vigueur.

Je continue pelletée après pelletée à m’engouffrer. Ça y est, j’ai mal au cœur. Je vous laisse, je vais me coucher.

Un petit vino « superiore »

  Je me réveille la tête sur le plancher d’ingénierie de couleur gris champignon au goût du jour. Je me rappelle pourquoi j’ai 36 ans et que je ne bois plus vraiment. Hier, en me catapultant à l’intérieur d’un point de vente de produits alcoolisés, j’ai vu le rêve, le rêve de récolter plus de 500 points bonis directement sur ma carte de fidélité. Comment obtenir ces faramineux points rendant jaloux un ou une fervent pratiquant du « couponing ». Simplement en fessaient l’achat d’un succulent Valpolicella Ripasso de qualité « superiore » 2014.

Je n’étais même pas encore arrivé à la file d’attente que je me voyais déjà le roi de la soirée où j’avais été invité pour célébrer le simple fait de célébrer. Embarquant fièrement dans l’autobus, je tiens à vous dire que je suis plus qu’un être écoénergétique, car grâce à moi seul, notre belle planète terre sera sauvée des griffes du démon capitaliste et industriel. Dans cette ère où, les multinationales arrachent avec vigueur et passion la précieuse âme de notre sphère bleue, même si je consomme autant que tous mes confrères et consœurs, bien je suis mieux … , car … l’humain… bla bla bla… Zzz Zzz Zzz.

Je me réveille sur le plancher d’ingénierie de couleur gris champignon au goût du jour. Je me rappel pourquoi j’ai 36 ans et que je ne bois plus vraiment. Je n’aurai pas dû engloutir d’un coup sec cette bouteille au goût « superiore » hier soir. Ce n’est pas grave, les gens oublient.

Recherche identitaire

  La jalousie de mon arrogance admire le potentiel de la joie des autres. C’est pour cette raison que je me terre dans ma peur, celle d’être enterré dans un cercueil de pauvre travailleur de la classe moyenne, ayant seulement les moyens de se payer une cérémonie d’enterrement prononcée par un prêtre Alzheimer, soul et TDHA non diagnostiqué.

Je le voie déjà prendre la parole, fier comme un coq dans son habit royal parsemé de tâches de doigts graisseux provenant du « brylcreem » apposé sur les quelques cheveux restants de son crâne reluisant de son ego inconditionnel. Ayons un moment de silence pour cette toge dûment conçue par Les Cercles de Fermières du Québec, qui n’ont rien avoir avec le désastre qui s’acharne sur moi présentement.

J’emporte donc la honte des désires non résolus de ma vie. Je me réjouis, car j’ai l’éternité pour me répéter en silence, confortablement assis seul dans le coin de l’au-delà que « j’aurais dont dû » et du même coup me dire : « Par chance que je ne l’ai pas fait, imagines ce que les autres auraient pensé de moi. ».

Demain, je vais à l’université

Je ne peux que me réjouir du 800$ que j’ai investi pour un cours universitaire ou j’apprends que le professeur possède un animal extraordinaire, unique et sensoriel. Vous l’avez sûrement sur le bout de vos lèvres, ces lèvres qui depuis votre tendre enfance se dépose avec parfois délicatesse ou plutôt, promptement sur une glace à la vanille fraîchement trempée dans le chocolat au lait de votre crèmerie favorite. C’est  effectivement de l’animal chat-chien dont je parle. Ce flamboyant félin qui écoute avec passion et loyauté toute les demandes les plus incroyables les unes que les autres. Le chat-chien est simplement la race supérieure, car elle existe seulement dans l’imaginaire de leur propriétaire.

La majestueuse montée

Plus j’écris de l’ennuie, plus je m’envie, car dans la vie, si je ne suis pas au fond du baril je ne sais pas où je suis.

Dans mon non-sens, j’y retrouve réconfort et une joie de vivre digne d’une chorégraphie de danse d’un film indien. Les gens sourient, les flocons de bonheur multicolores surgissent aussi puissamment que la majestuosité qui entre dans ma rétine et qui coule à flot de toutes ces larmes salées de délice via cet enchantement visuel. Je me prélasse devant ce spectacle, car je sais très bien que je ne peux l’apprécier autant que lorsque je suis en haut de l’échelle.

C’est pour cette raison que sur le bout de mon baril, j’y ai apposé un beau tremplin doré que j’ai dorloté d’un jet de peinture en canne sous pression résistante à l’oxydation, afin de préserver mes envies de rejaillir vers le fond quand je me sens en manque d’attention.